Dissipation des brumes abyssales

Je sais que j’y voyais déjà clair malgré la pluie dans mes yeux, malgré, avant encore, l’ouragan qui m’obligeait à plisser les paupières tant les bourrasques venaient charrier, en rafales, le beau, le bon, le suprême, le sublime, en myriade d’éclats.

J’y vois désormais très clair, de ces éblouissements qui font mal tant ils sont blancs. La brûlure sèche de la vérité. Plus perçante que tous les éclairs de haine, de révolte, de rage. Plus terrassante que toute autre chose.

C’est toi. ET NUL AUTRE.

Je le sais comme la partie insécable de ce qu’il en reste. Le pire, sans doute. Ce n’est pas ce qu’on perd de quelqu’un, même avec tant de déchirement et de révocation de soi.

C’est ce qui reste, indélébile, saillant et plein d’aspérités, sur lesquelles, bien que les sachant, on s’égratigne, on saigne, jusqu’à la fin de soi.

Je le sais comme le relief familier qui du tréfonds, fait rejaillir la peine. Ce chagrin. Si fort, si terrible, qu’il me serre la gorge et perle à l’orée des cils, prêt à ruisseler, comme une plaie qui JAMAIS ne se refermera totalement, ton nom comme l’irréductible brèche, des bords rongés et tuméfiés de  laquelle tout fuit, sel corrosif , monstre fluide qui me dévore, inlassablement. De la souffrance. Purement.

The only one I wish I could forget

The only one I ‘d love not to forgive.

C’est TOI, agrippé là, que je ne pourrais jamais renier, ni ôter, ni contourner, ni même…atténuer.

Et toi, le sais-tu encore seulement?

Advertisements

~ by myunfunnyvalentine on April 16, 2011.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

 
%d bloggers like this: