La parole donnée

•May 1, 2011 • Leave a Comment

Les vues buées de l’esprit. L’éclair, si…Et l’éclaircie.

Car de tout on peut tout faire. Et son contraire.

De survita beata.

Ma vie. Mi vida.

Mais [tout sauf] là-dessus Karen [tu] [me] le dis[ais] haut et fort:tu n’as pas raison.

Je n’avais plus la force d’avoir aucune raison – tu veux dire?

Travailler. Aujourd’hui, parce que c’est le jour consacré à la trêve officielle; comme l’aboutissement d’un si terrible labeur, ce jour je peux prétendre au repos du travailleur.

(L’hiver fût long, sombre et difficile. Quelle inspiration… [Should I write I still can’t receive it as just another fucking projected joke?!! For who? For WHO exactly, was the winter so, was it REALLY OBJECTIVELY so? Will you ever be kidding that much?!!!!])

Des terres brûlées donnant plus de blé qu’un meilleur avril: de fond en combles, pulvériser jusqu’aux moindres oripeaux du cadavre, brûler, brasser les cendres, les dissoudre dans un raz-de-marée d’osmolytes.

Labourer.

Et enfin, contre toute attente de fertilité: savourer.

Là, entre mes mains. Dans les siennes: m’en remettre. Sans ambiguité. Sans hésitation. Sans peur.

Gifted.

Il l’est. Highly gifted – the psychiatrist expertised. QI/QE/ crevant le plafond. Je corrobore ce diagnostique chiffré à dire d’expert. Car au proche/au propre, comme au figuré, il explose aussi les scores -mein OberMensch.

My… Yannick (could you believe?!!)….the real, the ONE, but therefore not you, not you at all: HE, confiscating ’till your name. MINE.

 Il est venu à moi. Il n’a pas dérogé à son émotion. Celle qui le fît tomber,originellement, et de loin, amoureux. De quelques mots. De quelques signes. De quelque instinct gestaltique assumé, sans doute.

Le marbre de son désir. La caresse de son corps de demi-dieux grec, dans un souffle tellurique. Une tendresse dure comme l’acier martelé à sa chair vive et dense. Entre ses bras.“Pour tout dire voulue” . I follow you where you want me to go – he says before we keel over.

Ecrit-il à l’instant de ne pouvoir m’étreindre: je suis le goût merveilleux donné à sa vie – et il ne fait pas que le goûter du bout des doigts, qu’il n’a lui jamais glacés…Il dévore, il en redemande, son appétit est grand, je le fais saliver.

De près “[il] m’ assure [lui] de tout son amour”. INVARIABLEMENT.

Ad libido.

La douceur de deux petites fées (could you believe?!!). Câlineries en cerise sur la whipped cream du wedding cake.

The tallest, the fair Jeanne (could you believe?!!), finds me definitely “beautiful“.

The smallest, almost 4 (would you definitely believe?!!)  portrait of her sensitive and sensible father, declares i’m “great”/sitting side by side on the white leather couch, putting her tiny hand softly up on my leg, sharing with me some juicy grapes from her other.

J’ai donné ma parole. Celle qu’on ne donne qu’une fois. Je t’ai donné ma parole. Et je ne retire jamais un seul mot sorti de moi, inscrit de ma main.

Et parce qu’elle est fidèle, ma parole, justement, précisément, je peux m’exprimer à l’amour. Être à cet amour. Au sien. Au mien. Au nôtre.

Etre sienne. “L’unicité de la seule femme” (remember?…) . Truly, madly sanely, deeply.

La parole que tu as donnée, alors que tu ne pouvais pas DONNER.

Cette parole donnée reprise, je la laisse comme celles qui ne durent pas, ce verbe déliquescent de ceux qui parlent plus qu’ils ne peuvent s’engager.

Car dans cette parole reprise,

il y avait, il y a

comme ce qu’il doit peut rester entre nous“,

UNE CHANCE INOUIE, DONNEE…

 

Parce que LA, “ce qui est important c’est que nous représentons l’un pour l’autre une part essentielle de ce que nous avons cherché /et pas eu/ toute notre existence”.

Parce qu’il y a toujours dans tous les hasards une irrévocable Konvergence.

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Le goût de l’autre

•April 28, 2011 • Leave a Comment

Dans le train,  après avoir encore une fois sur le quai, repensé à ceux qui avaient déraillé malgré tout ton zèle à d’ordinaire, garantir de toute ta supervision de process maîtrisés, leur bonne circulation…j’ai parlé presque sans haine de toi ce jour, moi devant ce même concentré de douceur offert, que probablement incontestablement  tu dégustais toi dans le train, retour d’un de tes trips collégiaux à Panam…écoutant un quadra aux yeux verts me raconter dans le détail comment sa femme à laquelle il avait tout donné se révélait la pire des ingrates après 30 ans d’union et deux enfants (la pire des chiennes? oui, aussi, semble-t-il/ pas d’issue, ce sont toujours les pires qui obtiennent le meilleur – et le conservent, longtemps, force est de le constater).

J’ai évoqué la possibilité – impalpable- de revenir vers toi. Pour ce que tu es, enfin ce qu’il reste d’objectivement …intéressant au tréfonds de ce que tu es.

Ce que je ne disais pas en ne touchant pas à ce gâteau, tendre et riche et sucré bien à l’abri dans son emballage individuel (appréciez le choix des qualificatfs, of course), c’est que surtout je veux voudrais te dire sussurer que je t’ai survécu. L’ énoncer avecun calme absolu, ironique, plutôt, et à elle, plutôt. Oh oui. Toi, l’infâme femme. Tu permets, nous sommes si lointainement proches, j’ai encore son goût sur les lèvres: je peux donc te tutoyer…

Le 1er mai, jour de la trève laborieuse (parce qu’il y en a eu de l’entrée en travail, douloureuse dilatation, torsion des viscères, explusion charnelle de ce qui ne pouvait plus vivre en moi, plus ainsi du moins, sauf à me tuer – encore, et encore), me paraîtrait opportun, et judicieux, et tout bonnement parfait.

En cause à cette subite capacité admirable? Pas toi. Certainement pas toi, qui n’a rien fait de secourable pour moi de toute ton aptitude à gérer l’urgence vitale pour les autres (j’aimerais bien voir ça…), à jouer les bay-watchers sans peur et hyper-compétent, à réanimer même les noyés aux abords des côtes dangereuses…Sans doute (déformation culturelle) les sauveteurs émérites n’assument-ils pas cette contradiction- de causer la perte / et du coup, se taisent /mutisme absolu, loi du silence dans laquelle tu n’as eu d’autre courage  affectif que de me laisser, à ma décomposition lente, objet balloté aux aléas de la houle/ au beau milieu de l’océan (déjà dit, mais bis,  ad lib, ce fût on ne peut plus vrai) – ça te rappelle quelque chose, quelque chose que tu rapportais de ton oeil d’observateur érudit, en ce temps-là? Quelque chose que tu me confiais en riant dans notre ébriété intime, celle qui te faisait t’interrompre pour lâcher, pulsionnel “j’aime bien quand on est comme ça”… oui, moi aussi…ça me rappelle quelque chose, un drame dit-on dans le métier, l’un des plus meurtriers de votre grande famille téméraire…un équipage, bénévole, pas assuré, envoyé parce qu’il y avait d’autres intérêts, personnels, capitalistes, en jeu,  pourrait-on dire/ bilan: tous morts et les survivants se retrouvant à pleurer, raclés comme des coquilles vides, sans aucune ressource. Quelle aide exceptionnelle de la part de l’état-providence “devant l’ampleur d’un tel drame” ? Que dalle, ils peuvent crever les survivants, rejoindre leurs fantômes au fond des eaux sombres de l’Aber-Wrac’h…oui, ces choses dont on refuse de parler, sur lesquelles on pose un voile convenu, ces catastrophes annoncées où l’on a sacrifié les siens (ou tout comme), ceux auxquelx on était malgré tout attaché (sic), par l’honneur, par la communauté, par ce qui fait la socialité des hommes, peut être ce qu’on peut tout simplement et hypocritement appeler l’amour, et pour une cause égoïste dont on n’avait pas anticipé l’effet retord et meurtrier – refuser de parler de ce que l’on a sacrifié, refuser de parler de ce que le vrai risque, vital, c’est à l’autre qu’on l’a fait assumer/ alors que l’autre, ce pauvre autre, on était son port d’attache, son frère, partie de son unité…celui en qui il avait confiance, putain de bordel de merde.

“Risquer sa vie, ce n’est rien quand on est seul ; mais la question change lorsqu’en son unité on contient plusieurs.”

(V. Hugo  dixit)

Tu es resté bien à l’abri, dans ton emballage. [Allégorie de l’huître, juste à point (un mois sans “r”, tu m’étonnes qu’il fût toxique, ce mollusque…à vomir toutes ses tripes, je me méfierais la prochaine fois des produits bretons frauduleux]

Mais aujourd’hui….Aujourd’hui, je peux déchirer cet anathème, je peux dévorer ce monstre, je peux le …digérer.

Je te dirais peut être, un jour, à qui je le dois – pas toi, fin de ta causalité destructrice: surtout pas toi.

Dissipation des brumes abyssales

•April 16, 2011 • Leave a Comment

Je sais que j’y voyais déjà clair malgré la pluie dans mes yeux, malgré, avant encore, l’ouragan qui m’obligeait à plisser les paupières tant les bourrasques venaient charrier, en rafales, le beau, le bon, le suprême, le sublime, en myriade d’éclats.

J’y vois désormais très clair, de ces éblouissements qui font mal tant ils sont blancs. La brûlure sèche de la vérité. Plus perçante que tous les éclairs de haine, de révolte, de rage. Plus terrassante que toute autre chose.

C’est toi. ET NUL AUTRE.

Je le sais comme la partie insécable de ce qu’il en reste. Le pire, sans doute. Ce n’est pas ce qu’on perd de quelqu’un, même avec tant de déchirement et de révocation de soi.

C’est ce qui reste, indélébile, saillant et plein d’aspérités, sur lesquelles, bien que les sachant, on s’égratigne, on saigne, jusqu’à la fin de soi.

Je le sais comme le relief familier qui du tréfonds, fait rejaillir la peine. Ce chagrin. Si fort, si terrible, qu’il me serre la gorge et perle à l’orée des cils, prêt à ruisseler, comme une plaie qui JAMAIS ne se refermera totalement, ton nom comme l’irréductible brèche, des bords rongés et tuméfiés de  laquelle tout fuit, sel corrosif , monstre fluide qui me dévore, inlassablement. De la souffrance. Purement.

The only one I wish I could forget

The only one I ‘d love not to forgive.

C’est TOI, agrippé là, que je ne pourrais jamais renier, ni ôter, ni contourner, ni même…atténuer.

Et toi, le sais-tu encore seulement?

Une honte…

•April 11, 2011 • Leave a Comment

sans nom – comme dirait l’autre.

Je lis, et relis, et rerelis- ce que je ne devrais pas faire (commercialement, c’est alimenter tes stats et voilà bien un cadeau que je ne devrais nullement te faire, moi qui t’en ai déjà bien trop faits, jamais d’un semblant de pareille rendus).

Ce que tu écris, ce qu’avec une certaine suffisance tu écris. L’arrogance de l’esprit de ceux qui en ont (un minimum). Celle de ceux qui ont tout et pas simplement de l’esprit – aussi.

 Me viennent (dans le désordre, car chez moi il est comme celui de Finkielkraut – amoureux, précisons- , et de surcroît, viscéral, et loin d’être aussi rentable que le tiercé lorsqu’il l’est- dans le désordre, précisons encore):

– parfois tu postes à des heures symboliques (23h23, 12h12, 22h22…); ça me ferait presque pester (genre: mais pour qui tu te prends pour jouer ainsi avec le temps et ce qu’il porte de sens?);

– tu as écris le jour où tu m’as spoliée/répudiée ( “foulée au pied” – oui, comme seule l’amie la meilleure le méritait sans doute, piétinée, comme tu l’as si justement dit), ce jour là, sans un battement de cil – comme le plus naturellement du monde, de celui où rien d’autre n’existe que ta petite projection narcissique;

      l’essentiel de ta culture humaine. Parce que ce que tu cultives, exclusivement, à grand renfort de biocides pour la faune alentour, c’est ta petite personne: quitte à brûler la terre native autour de toi, quitte à polluer les nappes les plus profondes et pures, au seul profit de ton exploitation intensive;

– tu parles mieux l’air de rien, que tous les indices que mauvais assassin tu peux laisser derrière toi; ceux des renseignements téléphoniques (qui me disent où se love la vérité, si d’aventure je ne la voyais pas assez); de ces procédures qui imposent de revenir à la source de tout bon processus/ comment les choses (entendez: les gens) s’articulent entre eux; comment on (tu) peut être à la recherche de la solution en se trompant sur la cause réelle du dysfonctionnement;

Ben oui, forcément (le propre des analystes, c’est sans doute de mettre longtemps à se résoudre aux conclusions évidentes de l’analyse…), que c’était entre  vous que ça manquait de lubrifiant dans les rouages, d’huile dans les coulisses des tiroirs de la commode fourre-tout (et de baise, résumons, j’en appelle à tes confidences sur les doléances de cette chère tassepé (je me permets ce jugement implacable, tu permets?), qui est le seul ciment avéré du couple.Heureuse que sans doute tu aies enfin mis le doigt dessus; enfin,…dedans, pardon).

Et pas juste dans toi ou dans elle (la cause de ct’e pov’ system failure qui t’as pris pour…ce que tu es peut être, au fond, véritablement), tout ce foin individualiste qui gouverne ta façon d’exister. Ta façon d’exister ENTIEREMENT – devrais-je ajouter cyniquement.

Et rend dérisoire ta façon d’analyser, pontifiant (ah si, un peu, fatalement),  le monde des hommes du haut de ta petite chaire de penseur (auto-)suffisant.

Alors, t’es rentré. T’es rentré, après trois pov’ mois, comme ça, comme…ce que tu es peut être vraiment au fond – dans l’histoire?!!

Pffff. LA HONTE!

On la partage du coup, permets que je le dise comme ça; moi la honte d’avoir été si impondérable, si négligeable, si effaçable d’avoir croisée ta vie, et n’être AU FOND rien- RIEN, qu’on puisse d’autant plus aisément balayer, faire jarreter, anihiler.

 Toi – d’être revenu au bercail (la queue entre les jambes? j’espère, qu’elle retrouve enfin la fente fangeuse qui seule la stimule), d’avoir fait machine arrière, de t’être dégonflé, là où tu claironnais que non, définitivement et absolument non, “plus jamais (de) ça”, parce que toi, parce que ta volonté, ton libre arbitre, ton intégrité, parce que tu la reniais, elle , totalement, à présent/ j’en passe et de plus savoureuses.

“En espérant que le système n’a pas été trop fragilisé ” ou je ne sais plus quoi de délicat du genre, pour  “avoir le plaisir la joie – selon ton expression monomaniaque- de tout reprendre depuis zéro” – ou je ne sais plus quoi de candidement réitératif.

Tout cela impliquant que pendant ce temps là, “où on tâtonne fébrilement”, “des gens soient tués”: elle est belle ton expression, dommage, et parce que “des gens” c’est moi, elle ne t’appartient pas, tu me la dois.

Fucking murderer. I could make you eat your miserable balls. (Ça va mieux en le disant)

Je reprends donc (“fidèle”) le mot du maître: applique la bien, ta procédure princeps, applique-la toi/vous, et surtout, le cas échéant:

Fais (toi) chier, (avec ta) p…!

Ta mère procédure opérationnelle standard est la somme de toutes les incapacités. De toute ton impuissance.

Celles symptomatiques de systèmes (intrinsèquement) foireux. Celles d’O.S. de pacotille qui laissent les systèmes foireux aller à leur propre dérive(s).

Sacrifice pour les tiennes (les candides, les innocentes, les petites): mouais, et quand bien même, parce que tout le reste, tu l’as TROP DIT, reste que.

J’abhorre la mienne, j’adore la tienne – ta HONTE!!!

 

Enlève ton masque!…

•April 4, 2011 • Leave a Comment

je sais que c’est toi; depuis très tôt; car ces minuscules antennes, et ce canal que rien n’a rompu de ma rive à la tienne; mais secrètement, viscéralement, je me plaisais à espérer que cela serait toi, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre (comme aurait dit l’autre…); fidèle à ce que j’écrivais récemment, car je t’aimerais toi à travers eux, ces presque toi.

Even if failable…

•March 31, 2011 • Leave a Comment

Brain is the ultimate weapon, all else is supplemental.
John Steinbeck

Toutes les choses

•March 28, 2011 • Leave a Comment

L’eau, le soleil, la dune, le sable, l’herbe, le vent, le pluie, l’oiseau, le ciel…tout ce dont je jouis, tout ce dont je suis à m’émerveiller, seule. Toi, infirme à avoir voulu partager, la plénitude, et tout cela.
Un mot, un geste, un regard, un sourire, je les ai au fond de moi. Ils éclairent tout de l’intérieur. L’enfer que tu m’as fait vivre n’est rien comparé à cela, rien à ce paradis intime. Priceless.
Petite île. Tu n’auras pas eu raison de mon écologie. Je suis heureuse d’avoir préservé cela, d’avoir sans rien te confisquer ce qu’il pouvait y avoir de bon et généreux en toi, ces moments de toi.
Riche. Je ne suis pas si pauvre que cela. Et mieux: je me suis donnée, spontannément, totalement, c’est mon vrai trésor, et quelque trop encombré que fut ton pauvre esprit à recevoir et communier, j’en suis riche, de cela.
Dans mon élection suprême de toi, dans ce que j’ai sû goûter à l’absolu de croire: je suis, et définitivement, infiniment plus riche que toi.

“Ne possédant rien, comme mon coeur est léger comme l’air est frais” (Issa)
Ne possédant plus rien de toi, comme mon coeur est plein, plein de toutes les choses, absolument TOUTE CHOSE.